Devenir actionnaire paraît souvent compliqué. Pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y paraît. Il existe 3 voies principales pour entrer au capital d’une société, cotée ou non cotée, dès la création, lors d’une levée de fonds, ou par achat de titres existants.
Les données de Legalstart, mises à jour en 2026, et de Bercy Infos détaillent les démarches utiles. Les sources retenues ici sont Legalstart, économie.gouv.fr, Captain Contrat, TotalEnergies et Eurazeo. Le tableau ci-dessous donne une vue rapide avant les explications détaillées. Pour aller plus loin, chaque étape est reprise ensuite point par point.
| Voie d’accès | Ce que cela permet | Démarche | Coût ou seuil |
|---|---|---|---|
| Achat en bourse | Acheter des actions d’une société cotée | Ouvrir un compte-titres ou un PEA, puis passer un ordre | Variable selon le cours et les frais |
| Souscription à la création | Entrer au capital dès le lancement | Signer les statuts et verser l’apport au capital | Montant fixé par les fondateurs |
| Augmentation de capital | Souscrire à de nouvelles actions | Répondre à l’opération ouverte aux investisseurs | Ticket d’entrée défini par l’opération |
| Levée de fonds start-up | Investir dans une société non cotée | Passer par une plateforme ou un achat de titres existants | Parfois dès 100 € selon l’offre |
| Actionnariat salarié | Devenir actionnaire de son entreprise | Souscription réservée, AGA, stock-options ou FCPE | Selon le plan mis en place |
🔍 À RETENIR
✅ LES BASES À CONNAÎTRE
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Définition : un actionnaire détient des actions d’une société de capitaux, comme une SAS ou une SA, selon Legalstart et Captain Contrat. -
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Trois moments : l’entrée peut se faire à la création, lors d’une augmentation de capital, ou par rachat de titres existants. -
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Compte de titres : les actions sont inscrites sur un compte au nom du titulaire, chez l’émetteur ou un intermédiaire financier. -
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Risque : le gain n’est jamais garanti. La perte reste limitée au montant investi dans les sociétés par actions.
🌐 OUTILS ET RESSOURCES UTILES
🌐 Sharinbox
Le service de Société Générale Securities Services permet l’ouverture et le suivi d’un compte au nominatif pur pour certaines sociétés cotées.
🌐 Uptevia
Ce service gère des relations actionnaires au nominatif. Eurazeo indique un numéro gratuit en France, le 0 800 801 161.
🌐 Bon de souscription
Dans une société non cotée, ce document formalise souvent l’entrée au capital. Il précise le nombre d’actions et le montant versé.
⚠️ POINT DE VIGILANCE SUR LES TITRES NON COTÉS
Les actions non cotées se revendent souvent plus difficilement. Il faut lire les statuts et le pacte d’actionnaires, surtout les règles de cession et la clause d’agrément. Un avantage fiscal, comme 18 % de réduction d’impôt dans certains cas, ne supprime pas le risque de perte.
Comment devenir actionnaire d’une entreprise : les 3 voies principales
Devenir actionnaire peut se faire de trois façons. Les données de Legalstart rappellent ces moments classiques, la création, l’augmentation de capital et le rachat de titres existants. Chaque voie donne accès au capital, mais les formalités et les risques changent selon le type d’entreprise.
L’achat de titres existants convient souvent aux sociétés déjà lancées. La souscription au capital concerne surtout la création. L’augmentation de capital permet d’entrer plus tard, quand la société émet de nouvelles actions. Dans tous les cas, les statuts fixent une partie des règles. Pour aller plus loin, chaque voie mérite une lecture séparée.
Acheter des actions existantes
Acheter des actions existantes consiste à racheter des titres déjà détenus par un autre actionnaire. Dans une société cotée, l’achat passe par le marché boursier. Dans une société non cotée, la vente se fait souvent de gré à gré (entre deux parties).
Cette voie offre un accès rapide au capital. Elle évite d’attendre une création ou une nouvelle levée de fonds. En contrepartie, le prix dépend du marché, ou d’une négociation privée. Dans une SAS, une clause d’agrément peut bloquer l’entrée d’un nouvel actionnaire.
Souscrire au capital lors de la création de l’entreprise
La souscription au capital se fait au démarrage de la société. L’investisseur apporte une somme, ou parfois un bien, contre des actions. Cette opération figure dans les statuts, qui organisent la répartition du capital et les droits de chacun.
Cette solution donne un accès précoce au projet. Elle expose aussi à un risque élevé, car l’activité n’a pas encore de recul. Legalstart rappelle qu’une SAS peut avoir plusieurs actionnaires, tandis qu’une SASU n’en compte qu’un seul.
Entrer au capital lors d’une augmentation de capital ou d’une levée de fonds
L’augmentation de capital crée de nouvelles actions. L’argent versé entre dans la société. C’est différent d’un simple achat entre deux actionnaires. Cette voie finance directement le développement, un recrutement ou un nouveau produit.
Dans une start-up, cette étape prend souvent la forme d’une levée de fonds. Le ticket d’entrée varie selon l’opération. Certaines offres solidaires commencent à 100 €, comme chez Familles Solidaires. Pour aller plus loin, il faut vérifier les documents remis avant toute souscription.
Comment devenir actionnaire d’une entreprise cotée en bourse ?
Pour une société cotée, la démarche suit des étapes simples. Il faut d’abord un compte adapté. TotalEnergies indique deux voies courantes, le compte-titres ordinaire ou le PEA (plan d’épargne en actions). L’achat se fait ensuite via une banque ou un courtier.
La bourse offre plus de liquidité (facilité à acheter et vendre) qu’une société non cotée. Le prix change chaque jour. Cette souplesse reste utile, mais elle expose à des variations rapides. Pour aller plus loin, il faut comprendre le compte, l’ordre d’achat et le mode de détention.
Ouvrir un compte-titres ou un PEA
Le compte-titres permet d’acheter des actions sans limite de durée. Le PEA offre un cadre fiscal particulier. Selon Anaxago, il permet une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, sous conditions de conservation.
Le choix dépend du besoin de souplesse et du type de titres visés. Toutes les actions ne sont pas éligibles au PEA. Il faut lire la convention d’ouverture de compte. TotalEnergies mentionne ces documents pour son dispositif au nominatif pur.

Choisir un intermédiaire financier et passer un ordre d’achat
L’intermédiaire financier peut être une banque ou un courtier. Il enregistre l’ordre d’achat. Si les titres sont au porteur ou au nominatif administré, l’achat se lance auprès de cet établissement, selon Eurazeo et TotalEnergies.
Des services dédiés existent aussi. TotalEnergies renvoie vers Sharinbox et SGSS. Le contact téléphonique indiqué est le +33 (0)2 51 85 67 89, avec des conseillers du lundi au vendredi, de 9h30 à 18h00. Pour aller plus loin, il faut comparer frais de courtage, garde et interface.
Choisir entre détention au porteur, au nominatif administré ou au nominatif pur
La détention au porteur passe par l’intermédiaire financier. Le nominatif administré garde aussi la banque comme interlocuteur principal, mais le nom du titulaire remonte à la société. Le nominatif pur inscrit directement les actions chez l’émetteur ou son mandataire.
Eurazeo met en avant plusieurs avantages du nominatif. Le groupe annonce un droit de vote double après 2 ans d’inscription au nominatif. Le nominatif pur peut aussi supprimer certains frais de garde. Pour aller plus loin, il faut vérifier les avantages propres à chaque société.
Comment devenir actionnaire d’une start-up non cotée ?
Une start-up non cotée ne se trouve pas sur Euronext. L’entrée au capital passe donc par une levée de fonds, une plateforme spécialisée, ou l’achat de titres détenus par un actionnaire existant. Pas de panique, le principe reste simple. Les vérifications demandent surtout plus de rigueur.
Anaxago rappelle que le potentiel de rendement peut dépasser celui de l’épargne réglementée. Le risque de perte existe aussi, parfois sur la totalité du capital. Dans ce cadre, un petit ticket de départ reste souvent plus prudent. Pour aller plus loin, il faut séparer le canal d’entrée et les documents à contrôler.
Investir via une levée de fonds, le crowdfunding ou l’achat de titres existants
La levée de fonds permet de souscrire à de nouvelles actions. Le crowdfunding (financement participatif) donne parfois accès à ce type d’opération via une plateforme. L’achat de titres existants reste possible, mais il dépend d’un vendeur et des règles prévues dans les statuts.
Un exemple concret aide à situer les montants. Chez Familles Solidaires, le ticket d’entrée affiché commence à 100 €, soit 100 actions de valeur nominale de 1 €. La durée minimale de placement annoncée est de 5 ans.
Documents à demander avant d’investir : statuts, comptes et pacte d’actionnaires
Les statuts définissent les règles du jeu. Il faut aussi demander les comptes de la société et le pacte d’actionnaires, s’il existe. Ces documents précisent les droits, les limites de cession et la place réelle laissée aux nouveaux entrants.
La clause d’agrément mérite une lecture attentive. Elle peut imposer l’accord des actionnaires en place pour toute entrée ou revente. Captain Contrat rappelle que les statuts et le pacte servent à protéger les titres et à éviter des conflits futurs. Pour aller plus loin, un avis juridique peut sécuriser l’opération.
Quelles démarches pour devenir actionnaire salarié ?
L’actionnariat salarié permet d’entrer au capital de son entreprise par des mécanismes spécifiques. Bercy Infos, mis à jour en 2026, cite la souscription réservée, l’attribution gratuite d’actions, les stock-options et le FCPE (fonds commun de placement d’entreprise).
Ce cadre peut ouvrir l’accès à des conditions plus favorables que le marché. Il faut quand même lire les règles du plan. Une condition d’ancienneté peut exister, dans la limite de 3 mois selon économie.gouv.fr. Pour aller plus loin, il faut distinguer détention directe et détention via FCPE.
Souscription réservée, attribution gratuite d’actions, stock-options et FCPE
La souscription réservée permet d’acheter des actions lors d’une opération réservée aux salariés. L’attribution gratuite d’actions donne des titres sans achat immédiat, sous conditions. Les stock-options donnent le droit d’acheter plus tard à un prix fixé d’avance.
Le FCPE permet une détention indirecte. Dans ce cas, le conseil de surveillance du fonds exerce généralement les droits de vote. Si le salarié détient les actions directement, il perçoit les dividendes et vote lui-même. Pour aller plus loin, il faut lire le règlement du plan d’épargne salariale.

Quel montant faut-il pour devenir actionnaire ?
Le montant dépend surtout du type d’entreprise. En bourse, il suffit parfois du prix d’une seule action, plus les frais. Dans le non coté, le ticket d’entrée varie selon la société et la levée de fonds. Il n’existe donc pas de seuil unique.
Les frais peuvent peser autant que le prix d’achat. Il faut regarder le courtage, les frais de garde et les frais de souscription. Eurazeo indique par exemple la gratuité des frais de garde en nominatif pur. Pour aller plus loin, il faut comparer le coût total, pas seulement le ticket d’entrée.
Ticket d’entrée, frais et montant minimum selon le type d’entreprise
Pour une action cotée, le ticket suit le cours du jour. Il peut donc rester faible. Pour une start-up, le minimum dépend du tour de table. L’exemple de 100 € chez Familles Solidaires montre qu’une entrée modeste reste possible dans certains cas.
Le vrai seuil utile est celui que l’épargnant accepte de bloquer. Dans le non coté, la revente peut prendre du temps. Une réduction d’impôt de 18 %, quand elle s’applique, ne doit jamais masquer ce point. Pour aller plus loin, il faut raisonner en horizon de placement.
Quelle est la différence entre acheter des actions et souscrire lors d’une augmentation de capital ?
Acheter des actions existantes transfère de l’argent au vendeur. La société ne reçoit pas directement ces fonds. À l’inverse, une augmentation de capital crée de nouveaux titres. L’argent versé entre alors dans l’entreprise pour financer son activité.
Cette différence change aussi la position des autres actionnaires. Une émission de nouvelles actions peut modifier les pourcentages de détention. C’est ce qu’on appelle une dilution (baisse de part relative au capital). Pour aller plus loin, il faut vérifier le nombre de titres avant et après l’opération.
Quels droits obtient-on en devenant actionnaire ?
Un actionnaire obtient des droits financiers et des droits de contrôle. OBAT et Legalstart citent les dividendes, le vote et l’information. Ces droits varient selon les statuts et selon la catégorie d’actions. Certaines actions peuvent même être sans droit de vote.
La portée de ces droits dépend aussi du pourcentage détenu. Un minoritaire n’influence pas une décision comme un majoritaire. Cela ne retire pas ses droits de base. Pour aller plus loin, il faut distinguer les droits attachés aux revenus et ceux liés à la gouvernance.
Droit aux dividendes, au vote et à l’information
Le dividende correspond à une part du bénéfice distribuée aux actionnaires, quand la société décide cette distribution. Le droit de vote permet de participer aux assemblées générales. Le droit à l’information donne accès à des documents, convocations et rapports utiles.
Eurazeo indique la transmission directe d’informations aux actionnaires inscrits au nominatif. Cela inclut les convocations à l’assemblée générale et les documents de vote. Dans certaines sociétés, un droit de vote double apparaît après 2 ans au nominatif. Pour aller plus loin, il faut vérifier les statuts et les conditions d’inscription.
Responsabilité limitée au capital investi
La responsabilité financière de l’actionnaire reste limitée au capital investi dans les sociétés par actions. Ce point rassure souvent. Si la société rencontre des difficultés, l’actionnaire ne paie pas les dettes sur son patrimoine personnel, sauf cas très particuliers hors cadre normal.
Cette limite ne supprime pas le risque de perte. La valeur de l’action peut baisser jusqu’à zéro. Il faut donc mesurer la part d’épargne exposée. Pour aller plus loin, il faut adapter le montant investi à la durée et au niveau de risque accepté.
Comment protéger ses droits d’actionnaire dans une SAS ?
Dans une SAS, la protection passe surtout par les statuts et le pacte d’actionnaires. Captain Contrat rappelle leur rôle central. La SAS reste très souple. Cette liberté aide à organiser la gouvernance, mais elle impose de lire chaque clause avec attention.
Legalstart indique aussi que la SAS représente une création sur deux parmi ses données internes 2025. Cette popularité explique pourquoi la question revient souvent. Pour aller plus loin, il faut regarder les règles d’entrée, de sortie et de blocage des décisions.
Clause d’agrément, conditions de cession et pacte d’actionnaires
La clause d’agrément peut exiger l’accord préalable des autres actionnaires avant une cession. Les conditions de cession fixent aussi le prix, le calendrier ou le droit de priorité. Le pacte d’actionnaires complète souvent les statuts sur ces sujets sensibles.
Ces documents servent à éviter des conflits au moment de l’entrée ou de la sortie. Ils peuvent aussi encadrer l’information, la répartition du pouvoir et les règles de vote. Pour aller plus loin, une relecture par un professionnel du droit reste souvent utile avant signature.
Quelle fiscalité s’applique aux dividendes et aux plus-values quand on devient actionnaire ?
La fiscalité dépend du support utilisé et du type de revenu. Les dividendes sont taxés selon les règles en vigueur au moment de leur versement. Les plus-values concernent le gain réalisé lors de la revente des actions à un prix supérieur au prix d’achat.
Le PEA garde un intérêt clair. Anaxago rappelle l’exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans, sous conditions. Dans le non coté, certaines souscriptions peuvent aussi ouvrir une réduction d’impôt de 18 %, comme l’indique Familles Solidaires, sous réserve des règles fiscales en vigueur. Pour aller plus loin, il faut vérifier la date d’achat, la durée de conservation et le cadre fiscal exact.
Le bon choix dépend surtout du type d’entreprise, du montant disponible et du niveau de contrôle recherché. Les points les plus utiles restent la lecture des statuts, la compréhension des frais et la différence entre achat de titres existants et souscription à de nouvelles actions. Une vérification simple avant d’investir évite souvent les blocages lors de la revente ou du vote.