Révolution digitale : quels impacts sur la qualité et le bien-être au travail ?

Depuis 2014, Viavoice réalise chaque année pour Harmonie Mutuelle l’Observatoire Entreprise et Santé. L’étude met en avant la constante mutation de nos façons de travailler et la nécessité du bien-être en entreprise. Pour cette 6e édition, l’étude révèle que cet enjeu semble être davantage corrélé à une nécessité de reconnaissance de son travail qu’à une recherche de sens souvent mise en avant.

La reconnaissance, pilier du bien-être au travail

Les composantes du bien-être au travail sont diverses, et comprennent à la fois des éléments liés aux conditions de travail, à son organisation, au stress mais aussi aux risques psycho-sociaux.

Parmi tous les indicateurs utilisés, la reconnaissance au travail ressort particulièrement en 2018. Elle prend largement le pas devant le sens que l’on reconnaît à son travail ou la perception de son utilité.

Selon l’étude, la reconnaissance au travail passe entre autres par la qualité des relations humaines et le salaire. Par ailleurs,  l’enjeu de la reconnaissance est davantage lié à la reconnaissance des compétences.

  • 52% des salariés pensent que leurs compétences ne sont pas assez reconnues par leurs managers et collègues,
  • 67% des salariés jugent leur travail utile pour la société française (vs 86% des dirigeants et 70% des indépendants).

Cet observatoire met également en évidence la perception par les salariés d’une dégradation globale du bien-être au travail. Peu considère que le bien-être au travail s’est amélioré :

  • seulement 18% des salariés
  • 10% des indépendants
  • 35% des dirigeants.

Le bien-être au travail à l’épreuve des mutations technologiques

Pour 61% des salariés et 69% des dirigeants, les nouvelles technologies ont accéléré le rythme de travail. Mais 58% des salariés, 80% des dirigeants et 66% des travailleurs indépendants estiment que les technologies ont facilité leur travail au quotidien.

Par ailleurs, l’étude révèle qu’il existe un aspect paradoxal des nouvelles technologies : pour aussi bénéfiques qu’elles soient, les technologies ne peuvent pas être la solution unique du bien-être au travail. Cette « 3e révolution industrielle » amène des inquiétudes liées aux modifications des métiers et des organisations.

Une culture d’entreprise à repenser

L’enjeu pour les dirigeants est donc d’accompagner cette transformation et valoriser les nouvelles compétences, d’abord par:

  • la formation (plébiscitée à 75% par les dirigeants)
  • le renforcement du dialogue social
  • en donnant une place prépondérante au bien-être au travail.

Ce dernier doit être élément de réassurance dans un univers en mouvement permanent. Comment donc remettre plus d’humain en entreprise face à toutes ces évolutions technologiques et changements de métiers ?

Harmonie Mutuelle, engagée au service de la santé et du bien-être de ses adhérents, accompagne ses 60 000 entreprises clientes à mieux préparer leurs salariés à ces bouleversements, notamment dans le cadre de son programme La Santé Gagne l’Entreprise.

A VOIR AUSSI :

Les 4 précédentes vagues

– Vague 1 – Avril 2014 : L’entreprise, acteur de santé ?

– Vague 2 – Avril 2015 : L’entreprise plébiscitée comme lieu de santé

– Vague 3 – Décembre 2015 : La santé un investissement positif

– Vague 4 – Septembre 2016 : L’entreprise acteur de santé

Vague 5 – Juin 2017 : digitalisation de la société